Michael Tomlinson, le cœur qui chante

Au cœur d’un automne aux couleurs chaleureuses ou de l’hiver enneigé, des matins de printemps aux fins d’après-midi d’été, il n’y a rien de mieux que les chansons de l’Américain Michael Tomlinson pour vous rendre heureux. Rencontre avec cet artiste généreux au parcours d’exception.

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« Let Us Dream » (Laissez-nous rêver), chantait en 1985 Michael Tomlinson dans son premier album à succès « Still Believe ». Ce court aveu prédisait une belle carrière musicale, qui allait surtout se révéler incroyablement créative, et au cours de laquelle l’infatigable Michael Tomlinson, qui est né et a grandi à Amarillo, au Texas, avant de s’enraciner depuis 2001 à Seattle, n’a cessé de chercher, explorer, aider les autres par la méditation et créer. Un véritable cœur qui chante.

Ce chanteur, auteur-compositeur captivant et attachant, a quitté le circuit conventionnel de l’industrie musicale alors que sa carrière était à l’apogée de la popularité au début des années 1990. Le chanteur était en tête d’affiche dans de nombreux célèbres festivals, tels que le Greek Amphitheatre à Los Angeles, le Paramount à Denver et Wolftrap à Washington DC. Les radios diffusaient en boucle ses chansons, tandis que les maisons de disque le harcelaient de copieux contrats et de réunions interminables avec leurs avocats. Mais l’artiste a décidé de ne jamais être là où on l’attend. Il a repris la propriété de ses disques, créé son propre label, Desert Rain, puis a commencé à reconstruire sa carrière à sa façon, en adéquation avec les messages dictés par son cœur, et en phase avec sa musique. Admirable et courageux de nos jours.

Au fil de sa nouvelle vie artistique, en continuant l’écriture de nouveaux morceaux et en maîtrisant sa communication sur les réseaux sociaux, Tomlinson a commencé à organiser des retraites spirituelles, des séjours d’évasion et antistress lors de week-ends appelés « A gathering of friends » (rassemblement d’amis). Lors de ces journées ressourçantes, il utilise sa musique, la méditation mais aussi le partage de récits de sa vie pour rassembler les gens dans l’amitié, le rire et la bonne volonté. Une belle idée pour se faire de nouveaux amis. 

Son style d’écriture limpide et inventif est d’un lyrisme inaltérable

Michael Tomlinson est un conteur hors pair. Son style d’écriture limpide et inventif est d’un lyrisme inaltérable. Lorsque l’auteur partage des souvenirs, son propos se transforme en un récit passionnant et vous bouleverse, balloté dans un ascenseur émotionnel. Aucun doute, c’est un artiste à l’aura artistique hors du commun.

Depuis le début de la pandémie, Michael Tomlinson ne manque pas d’idées créatives. Précurseur, il anime des cours en ligne appelés « Breathing into your life ». À l’époque, il avait confié son ressenti à une amie : « Quelque chose (…), peut-être ma musique, mon écriture ou bien mes méditations, va s’élever sous une certaine forme et être utile… » Une idée qui va se transformer en véritable succès, Michael Tomlinson allant jusqu’à créer de toutes pièces une version Internet de ces rassemblements avec, récemment, un week-end atelier d’écrivain et un atelier d’auteur-compositeur. Des rendez-vous uniques en ligne accessibles à tous à travers le monde, sans oublier les journées en « présentiel » parfois au coin du feu, réservées aux personnes déjà sur place aux États-Unis.

« Je n’ai jamais ressenti autant de satisfaction qu’en organisant ces réunions. »

Michael Tomlinson

L’artiste déclare sur son site : « J’ai commencé à animer ces cours où nous respirons ensemble, je chante une chanson ou deux, en utilisant l’une des miennes, issue de ma collection « Breathe the Sky », nous parlons puis nous faisons une méditation ensemble. Je pense que je n’ai jamais ressenti autant de satisfaction qu’en organisant ces réunions. »

Si l’activité de Michael Tomlinson tend à se diriger vers la méditation et le développement personnel, son œuvre musicale reste dédiée aux grands espaces, à la vie, aux sentiments « bigger than life » (plus grand que la vie), comme disent les Américains. Le chanteur fait partie de ces artistes qui se distinguent complètement de la masse, des « followers » comme nous les appelons aujourd’hui. Ils accaparent l’espace, ils attirent le regard et ils réjouissent par leur seule présence, cette fameuse « présence ». Il n’y a pas d’autre mot de comparaison pour définir un homme ou une femme de spectacle. La scène est vide, un projecteur, un accord de guitare ou de piano, l’artiste entre scène. Sa seule présence suffit à faire frémir la salle et à conquérir le public. Un sourire, un geste, voilà tout. Michael Tomlinson est la présence à l’état pur.

Michael Tomlinson a reçu une lettre de remerciement de l’ancien président des États-Unis Jimmy Carter, pour sa chanson « Seeds of Love » (le titre est publié sur l’album « House of Sky »).

Conversation avec Michael Tomlinson, chanteur, auteur-compositeur et producteur américain

Frédéric : Dans votre écriture, il y a la spiritualité, la nature, les saisons et des sensations comme sentir le vent et la neige, mais aussi de nombreux souvenirs d’enfance qui vous servent de matière première pour vos textes. Est-ce un peu comme le film (ou les scènes) de votre vie ?

Michael Tomlinson : Eh bien Frédéric, tu as raison sur la météo et les saisons et les éléments naturels. Je ne suis pas sûr d’avoir déjà écrit une chanson sans faire référence à au moins une d’entre elles. Et honnêtement, ce n’est pas quelque chose que j’ai décidé de faire, c’est juste que je ne peux pas laisser de côté ces éléments lorsque je chante sur ma vie et mes sentiments. Vent et pluie en particulier. Une telle passion en eux et ils représentent tant de sentiments et d’émotions. Le chant lui-même est émotif. Ce n’est pas tout à fait différent de pleurer et de se lamenter ou de se plaindre ou de grogner et de hurler. C’est musical pour moi, mais j’exprime ce que je ressens à propos de quelque chose et inculquer une phrase ou un mot avec cette émotion est une grande partie de ce qui en fait une belle chanson.

Frédéric : Pendant de nombreuses années, quand j’étais adolescent, j’ai écrit des scénarios pour mes courts métrages sur une machine à écrire électrique. Je me souviens à quel point c’était excitant d’imaginer des histoires nées de cette façon et de les diriger avec une caméra Super 8. Pensez-vous que la machine à écrire puisse encore être une source d’inspiration aujourd’hui malgré nos tablettes ou autres ordinateurs ?

Michael Tomlinson : Bien sûr. Tout ce que vous utilisez pour accéder à votre imagination est utile. Alors que j’écris constamment des histoires, de l’humour, des idées, des mémoires et de la fiction – que je publie en ligne – avec bien sûr le clavier dédié, je n’utilise pas vraiment de machine à écrire pour cela. Par souci de facilité de fluidité et de tous les avantages divers qu’un ordinateur vous offre, c’est ainsi que j’écris mes articles. J’ai cependant acheté une machine à écrire électrique des années 60 et je pourrais explorer l’idée d’écrire des choses où je ne peux pas facilement changer quoi que ce soit ou supprimer quelque chose. Avoir à écrire sans faire de fautes peut être un plaisir fantastique. Pour mes chansons, j’utilise presque toujours un stylo à encre et un cahier à spirale. J’en ai des cartons au fil des années ! Il pourrait en fait être un peu gênant de revenir en arrière et de voir les lignes que j’ai griffonnées, des phrases qui n’ont pas été enregistrées dans certaines de mes chansons les plus appréciées.

Frédéric : Quels sont les artistes qui vous ont le plus influencé ?

Michael Tomlinson : Cela a évolué avec le temps. Quand j’ai commencé à écrire des chansons à 20 ans, Elton John était en tête de ma liste. D’autres étaient proches, Paul Simon, James Taylor, America. Puis plus tard Joni Mitchell, Van Morrison, Bruce Cockburn, Gordon Lightfoot. Aucun de ces artistes ne surprendrait probablement personne. Je viens définitivement des racines de ce qui est convenu d’appeler chanteur/auteur-compositeur. Ce qui ne dénote pas vraiment un style spécifique. Vous pouvez être blues et jazzy, folk, country, rock, n’importe lequel de ces genres et plus encore. Mais, en général, les gens savent ce que j’entends par racines des chanteurs/auteurs-compositeurs.

Frédéric : Je sais que vous êtes un merveilleux conteur. Pouvez-vous nous parler de votre atelier d’écriture créative ?

Michael Tomlinson : Je considère l’écriture – de presque n’importe quel type – comme la chose la plus proche de la méditation réelle que je connaisse. C’est l’une des rares choses que vous ne pouvez pas faire en multitâche. Oui, vous arrêtez au milieu de la phrase et faites autre chose, puis revenez. Mais vous ne pouvez pas continuer à écrire cette phrase pendant que vous avez une conversation téléphonique ou que vous jouez à un jeu vidéo. Ainsi, l’acte d’écrire peut vous emmener plus profondément dans votre propre tranquillité. L’une des réactions les plus courantes que je reçois à propos de mon écriture, quel que soit le type, est que les gens ont l’impression de voir la scène, de vivre la situation avec moi. Je sais comment vous emmener et ce n’est pas une formule. C’est en étant moi-même extrêmement présent que l’on ouvre la voie à la créativité, à l’imagination, à l’émerveillement, à l’intellect et à l’inspiration. C’est donc un pur plaisir pour moi.

Ma nouvelle série s’appelle « Writing the Wonders of Your Mind ». Jusqu’à présent, j’ai organisé des ateliers d’une journée, l’un en écriture créative, l’autre en écriture créative de chansons. Je n’avais jamais fait cela en ligne auparavant et je ne savais vraiment pas comment cela se passerait. À la fin de la journée, ces deux événements étaient tellement gratifiants que je n’aurais pas changé une chose.

Frédéric : En repensant à votre carrière musicale, de quelles chansons êtes-vous le plus fier ?

Michael Tomlinson : Oh, c’est dur. En partie parce que j’ai sorti des albums où chaque chanson est très bonne. C’est un engagement que j’ai pris il y a longtemps, aucun remplissage sur mes disques ! L’année dernière, je me préparais à donner un concert en ligne avec les chansons de mon premier album, « Run This Way Forever ». Environ quatre des chansons que j’ai jouées dans des centaines de concerts au fil des ans. Les autres avaient été abandonnées il y a des années alors que je continuais à écrire plus de chansons. J’écris toujours plus de chansons ! Je suis lent, mais elles sont toujours « assises là, à mijoter », essayant de devenir une chanson complète ! Alors, à l’approche de ce concert, j’ai commencé à écouter mon premier album dans mon camion en conduisant. J’ai été un peu étonné de voir à quel point c’était bon, et c’est toujours le cas. Ce petit album fait sur un enregistreur 8 pistes, dans un garage de South Tacoma, a eu un succès au-delà de mes rêves, et tant de gens aiment encore ces chansons.

En réécoutant cet album pour la première fois depuis des années, j’ai commencé à en écouter d’autres que je n’avais pas entendus depuis peut-être une décennie ; « Trace the Sky » et « Calling Me Back to the Wild ». Wow ! J’aurais juré qu’ils n’étaient pas vraiment bons jusqu’à ce que je les découvre à nouveau. J’ai été époustouflé par ma propre composition. Comment ai-je connu ces choses que je chantais ? Je ne suis pas vraiment sûr.

J’aime presque tout sur mes albums. Mais si je devais juste commencer à en nommer, d’albums anciens aux plus récents : Run Like the River Runs, No Bad Dreams, Let Us Dream, Sunlight, All is Clear, Living Things, Earth Roll On, River Alive, Beating of My Heart, Trace the Sky, Seattle Skies, Things That I Don’t Know, Wild Horses, One Breath, The Beckoning Sea, The Way We’re Going, et sur mon préféré de tous mes albums, House of Sky. Wow, Since You Came, These Are Heaven, Breathe It in, My Wayward Friend, Thanks for the Wind, Boulevard Rain, A Good Life. Je sais ! C’est hilarant, n’est-ce pas ? Je n’ai pas peur de vous dire à quel point j’aime encore mes chansons.

L’année dernière, une amie et moi parlions. C’est une poétesse à succès et épanouie, avec plusieurs livres et prix et un brillant nouveau livre de poèmes. Elle m’a dit : « Je n’ai pas été capable de trouver ce sentiment d’émerveillement à propos de mes poèmes que vous avez trouvé dans vos chansons. » J’ai ri. Je suis sûr que pour beaucoup il semblerait que je me vante. Ce n’est pas ça. Je suis bluffé que les chansons existent ! Je ne sais pas comment c’est possible ! Mais ce que je lui ai dit, avec un pur délice et une expression mystique, c’était : « C’est de la MUSIQUE ! Voilà pourquoi ! Il n’y a rien d’autre sur terre que la musique pour l’émerveillement et sa magnifique capacité de donner à votre vie une pure joie ».

Frédéric : Vos cours en ligne s’appellent « Breathing into your life », pouvez-vous nous parler un peu de votre activité ?

Michael Tomlinson : Un peu plus d’un an avant la pandémie, que nous appellerons the big pan, j’ai publié un recueil de méditations. Méditations musicales de mots parlés que j’ai appelés « Breathe the Sky ». Je pratique la méditation depuis des années et ma vie en est mille fois meilleure. Je ne peux donc m’empêcher de partager avec les gens à quel point cela améliorera également leur vie. Quand il y a eu le grand confinement de 2020, j’ai eu le fort pressentiment que quelque chose que je faisais allait s’élever et être particulièrement utile à l’époque du Covid. Une semaine plus tard, j’ai commencé mes cours sur Zoom, intitulés Breathing Into Your Life. Les gens semblaient prêts et ont participé avec impatience. Beaucoup de ces mêmes premières personnes y assistent encore. Et beaucoup de nouveaux au fil du temps vont et viennent en fonction de leurs déplacements ! Il y a de l’humour et du rire. Nous respirons ensemble, ce qui peut sembler idiot, mais c’est étonnamment apaisant et édifiant. Je chante une chanson ou deux et parle de tout ce qui m’intéresse. Ensuite, nous terminons par une méditation de vingt minutes de ma collection. Nous portons tous des écouteurs pour nous immerger complètement, et je peux dire qu’il y en a beaucoup qui sentent que leur vie s’améliore grâce à ces cours. J’héberge toujours et j’ai l’intention de continuer.

Frédéric : Comment vos expériences musicales ont-elles influencé votre philosophie de vie ?

Michael Tomlinson : Eh bien, je ne peux pas dire que j’ai une philosophie de vie, mais mes expériences musicales reflètent ma vie spirituelle. J’aurais ça sans jouer ni enregistrer. Mais ressentir le but de partager de belles chansons, de regarder les gens se rapprocher pendant un concert et rentrer chez eux dans une sorte de bonheur et d’inspiration, cela me semble certainement un but.

Pour une raison quelconque, j’ai toujours pu parler sincèrement au cœur et à l’âme des gens, que ce soit sur scène, dans une épicerie ou dans un café. C’est juste le courant qui me traverse. Et j’aime vraiment partager des choses qui rendent la vie meilleure. Pour moi, cela pourrait être un conseil sur une herbe à prendre pour aider à guérir une blessure ou un exercice ou un appareil qui peut garder votre dos en bonne santé et souple. Ou quelque chose autour de la respiration et de la méditation qui peut potentiellement améliorer chaque partie de votre vie. C’est juste une joie pour moi, et, parce que j’aime tellement ça, je suis très présent et je peux généralement vous donner une raison d’essayer.

Alors, peut-être que ce n’est pas spécialement que mes expériences musicales ont influencé ma philosophie de vie, c’est plutôt que mes façons évolutives de penser à la vie ont grandement et continuellement affecté ce que j’écris et comment j’écris, et ce que je dois partager entre les chansons.


Meditation | Concerts | Videos | CDs, Downloads | Support the music | Site officiel(Anglais)
Stories, Humor, Insights at Michael Tomlinson’s Facebook page
(Anglais)
Écoutez Michael Tomlinson sur Spotify, Deezer, Apple Music
(France), Amazon music (France), Youtube

Michael Tomlinson, a generous artist with an exceptional career.

Michael Tomlinson, the heart that sings

In the heart of a warm autumn or snowy winter, from spring mornings to late summer afternoons, there is nothing better than the songs of American songwriter/singer Michael Tomlinson to make you happy. Discover this artist whose exceptional career has spanned over three decades.

« Let Us Dream », sung by Tomlinson in his first successful album « Still Believe » in 1985, predicted a great career, both in creativity and longevity. For more than 30 years, the indefatigable Tomlinson, who was born and raised in Amarillo, Texas, before settling in Seattle in 2001, never stopped seeking, exploring, and helping others through meditation and creating. A true heart that sings.

This captivating and endearing singer, songwriter left the mainstream music industry circuit as his career peaked in popularity in the early 1990s. He had been headlining at many famous venues, such as the Greek Amphitheater in Los Angeles, Paramount in Denver, and Wolftrap in Washington, DC. Radio stations broadcast his songs regularly, while record companies pursued him with copious contracts and endless meetings with their lawyers. But Tomlinson had made the decision not to take the prescribed path of traditional artists. He took back ownership of his records, created his own label, Desert Rain, and then began to rebuild his career by creating and producing music that was stylistically his own and whose messages were dictated by his heart. A move that is both admirable and courageous for this industry.

Over the course of his artistic renaissance, Tomlinson continued to write songs while mastering the new medium of social networks. It was during this time that he began to organize escape and decompression getaways on weekends called « A Gathering of Friends « . During these rejuvenating days, Tomlinson uses his music, meditation, and the sharing of life stories to bring people together in friendship, laughter and good will. What a great way to make new friends!

His clear and inventive writing style is unalterably lyrical

Michael Tomlinson is an artist with an unusual artistic aura. He is an outstanding storyteller. His clear and inventive writing style is unalterably lyrical. As the author shares memories, his words weave a story that is at once compelling and overwhelming, evoking emotions across an unending spectrum of feeling.

Since the start of the pandemic, Tomlinson had a lot of creative ideas. Always the pioneer, he runs online courses called Breathing into Your Life. At the time, he had shared his feelings with a friend and said to her: “I think something I do, my music or writing or my meditations, is going to rise up in someway and show me something to do with it.”

A new venture that showed to be a real success, is the creation of an internet version of Tomlinson’s weekend gatherings. Recently, Tomlinson hosted a weekend writer’s workshop and a songwriter’s workshop online. The goal is to provide unique online experiences that are accessible to everyone around the world, without losing the intimacy of the fireside get togethers previously enjoyed only by those who could attend the gatherings in person.

« I have never felt so much satisfaction than by organizing these meetings »

Michael Tomlinson

The artist declares on his site: « I began hosting these classes where we breathe together, I sing a song or two, we talk and then we do a meditation together, using one of mine from my Breathe the Sky collection. I think I’ve never felt more purpose or satisfaction in my purpose than in hosting these gatherings”.

During these sessions, Tomlinson tends to focus on meditation and personal development. His musical work remains dedicated to the great outdoors, to life, and to feelings « bigger than life » as Americans say. The singer is one of those artists who is completely out of the norm; he is one who will monopolize the scene, capture the attention and delight merely through his presence. It is nearly impossible to capture the spectacle in words: An empty stage, a projector, a guitar or piano chord, the artist between the stage and audience… pure presence.

His album House of Sky received an endorsement letter for former President Jimmy Carter.

Intimate interview with Michael Tomlinson

Frederic: In your writing, there’s spirituality, nature, the seasons and what it’s like to feel the wind and snow, but also many childhood memories serve you as raw material for your texts. Is it a bit like the movie (or scenes) of your life?

Michael: Well Frederic, you’re right about weather and seasons and natural elements. I’m not sure I’ve ever written a song without references to at least one of those. And honestly, it’s not something I decided to do, it’s just that singing about my life and feelings cannot leave out those elements. Wind and rain in particular. Such passion in them and they represent so many feelings and emotions. Singing itself is emotional. It’s not completely unlike crying and wailing or moaning or growling and hollering. It’s musical for me, but I’m expressing how I feel about something and to instill a phrase or word with that emotion is a huge part of what makes it a beautiful song.

Frederic: For many years when I was a teenager, I wrote scripts for my short films on an electric typewriter. I remember how exciting it was to imagine stories being born this way and directing them with a Super 8 camera. Do you think that typewriter could still be a source of inspiration today in spite of our tablets or other computers?

Michael: Of course. Anything that you use to access your imagination is useful. While I write stories constantly, humor and insights and memoir and fiction — which I post online — and of course use a keyboard, I don’t really use a typewriter for it. For the sake of ease of fluidity and all the various advantages a computer gives you, that’s where I write my literary pieces. I bought a 60s electric typewriter recently though, and may explore the idea of writing some things where I cannot easily change anything or delete something. Having to write your way out of a mistake can be fantastic fun. For my songs, it’s almost always an ink pen and spiral notebook. I have boxes of them from over the years. It might in fact be a little embarrassing to go back and see the lines I scrawled through, phrases that didn’t make it to the recording of some of my most loved songs. 

Frederic: Who are the artists that influenced you the most ?

Michael: That has evolved over time. When I began writing songs at age 20, Elton John topped my list. Others were close, Paul Simon, James Taylor, America. Then later Joni Mitchell, Van Morrison, Bruce Cockburn, Gordon Lightfoot. Probably none of those artists would surprise anyone. I definitely come from the roots of what became known as the Singer/Songwriter. Which really does not denote a specific style. You can be bluesy and jazzy, folk, country, rock, any of those genres and more. But generally people know what I mean by the roots of Singer/Songwriters. 

Frederic: I know that you are a wonderful storyteller. Can you tell us about your Creative Writing Workshop?

Michael: I consider writing — of almost any type — to be the very closest thing to actual meditation that I know of. It’s one of the very few things you cannot do while multitasking. Yes, you at stop mid sentence and do something else and then come back. But you cannot keep writing that sentence as you have a phone conversation or play a video game. So the act of writing can take you deeper into your own stillness. One of the most common reactions I get from my writing, no matter the type, is that people feel they are seeing the scene, experiencing the situation along with me. I know how to take you along and it’s not a formula. It’s by being extremely present myself, which the opens the channel for creativity, imagination, wonder, intellect and inspiration. So it’s a pure pleasure to me. 

My new series is called, « Writing the Wonders of Your Mind. » I’ve held to full day workshops so far, one in Creative Writing, the other in Creative Songwriting. I’d never done this online before and really wasn’t sure how it would go. By the end of the day, it was so rewarding for both events, that I could not think of one thing I’d have changed. 

Frederic: Looking back through your musical career, what songs are you most proud of?

Michael: Oh, that’s a hard one. Partly because I put out albums where every song is very good. It’s a commitment I made long ago, no fillers on my records. Last year I was getting ready to perform an online concert featuring the songs from my first album, Run This Way Forever. About four of the songs I’ve played at hundreds of concerts over the years. The others had been dropped years ago as I continued to write more songs. I’m always writing more songs. I’m slow, but they are always sitting there simmering, trying to become a full song. So as that concert was approaching I started listening to my first album in my truck while driving. I was somewhat astonished at how good it was and still is. That little album made on an 8-track recorder in a garage in South Tacoma, was successful beyond my dreams and so many people love those songs still. 

Hearing that album again for the first time in years, I started listening to others I hadn’t heard in maybe a decade; Trace the Sky and Calling Me Back to the Wild. Wow. I would have sworn they weren’t really that good until I discovered them again. I was blown away at my own songwriting. How did I KNOW those things I sing about? I’m not really sure. 

I love almost everything on my albums. But if I were to just start naming from early to recent albums; Run Like the River Runs, No Bad Dreams, Let Us Dream, Sunlight, All is Clear, Living Things, Earth Roll On, River Alive, Beating of My Heart, Trace the Sky, Seattle Skies, Things That I Don’t Know, Wild Horses, One Breath, The Beckoning Sea, The Way We’re Going, and on my favorite of all my albums, House of Sky. Wow, Since You Came, These Are Heaven, Breathe It in, My Wayward Friend, Thanks for the Wind, Boulevard Rain, A Good Life. I know. That’s hilarious, isn’t it? I’m not shy to tell you how much I love my songs still. 

Last year a friend and I were talking. She’s a successful, blossoming poet with several books and awards and a brilliant new book of poems. She said to me, « I haven’t been able to find that sense of wonder about my poems that you have found in your songs. » I laughed. I’m sure to many it would sound that I’m boasting. It’s not that. I’m blown away that the songs exist! I don’t know how that is possible! But what I told her, with pure delight and mystical expression was, « It’s MUSIC! That’s why. There is nothing on the earth that can touch music for pure wonder and the magnificent ability to give your life pure joy. »

Frederic: Your online classes named « Breathing Into Your Life », can you tell us a little bit about your activity ?

Michael: Just a little over a year before the pandemic, which we shall call The Big Pan, I released a collection of meditations. Musical spoken word meditations that I called, Breathe the Sky. I’ve been a meditator for years and my life is a thousand times better for it. So I cannot help but to share with people how much better it will make their lives too. When there was the big lock down of 2020, I had a strong feeling that something that I do was going to rise up and be especially useful in the time of Covid. A week later I started my classes on Zoom, called Breathing Into Your Life. People seemed ready and attended eagerly. Many of those same first people still attend. And lots of new ones over time come and go as they are moved too. There is humor and laughter. We breath together — which might seem silly, but it’s surprisingly calming and uplifting. I sing a song or two and talk about whatever I’m moved to. Then we end with a twenty minute meditation from my collection. We all wear ear buds so we can be fully immersed in it and I can say that there are many who feel their lives are changing for the better because of these. I’m still hosting and plan to continue. 

Frederic: How have your musical experiences influenced your philosophy of Life?

Michael: Well, I can’t say I have a philosophy of life, but my musical experiences REFLECT my spiritual life. I’d have that without performing or recording. But to feel the purpose of sharing beautiful songs, watching people come closer together during a concert and go home in a kind of bliss and swell of inspiration, that certainly feels like purpose to me. 

For some reason I have always been able to speak sincerely to the heart and soul of people, whether on stage or in a grocery store or at a coffee shop. It’s just the current running through me. And I truly love sharing things that make life better. For me that could be a tip on some herb to take to help heal an injury or an exercise or device that may keep your back healthy and supple. Or something around breath and meditation that can potentially make every part of your life better. It’s just a joy for me and because I love that so much, I’m very present and usually can give you some reason to try it. 

So maybe it’s not specially that my musical experiences have influenced my philosophy of life, as much as it is that my evolving ways of thinking about life have greatly and continuously affected what and how I write and what I have to share between songs. 

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Interview originale réalisée en anglais par Frédéric. Les informations contenues dans cette chronique sont publiées sous toutes réserves. All informations published in the chronicle are subject to adjustments for errors or omissions.