La chronique tintinophile de Sarah

Des livres, des biographies de la vie de Hergé et des parcours de vie : être tintinophile c’est faire partie d’une belle famille.

Sarah Belmas

S’il y avait deux biographies à retenir de la vie de Hergé, ce serait « Hergé, fils de Tintin » par Benoît Peteers et « Hergé, lignes de vie », par Philippe Goddin. Si les deux mastodontes de la vie de Hergé sont les plus connus et reconnus du monde tintinophile et hergéen, il n’en demeure pas moins que d’autres tintinophiles contribuent à l’oeuvre du maître et ont plus d’un tour dans leur sac.

« Je voulais vous parler de quelques tintinos passionnés qui sont pour la plupart de chouettes amis. »

Faisant écho à la récente sortie du hors série des Cahiers de la BD consacré à Hergé, je voulais vous parler de quelques tintinos passionnés qui sont pour la plupart de chouettes amis. En premier lieu, je souhaiterais vous parler de Patrice Guérin. Il a sorti il y a trois ans une biographie sur Thierry Le Luron, « Le rire pour oublier » et contribue régulièrement aux chroniques d’une revue tintinesque, « Doryphores » dont je vous parle plus bas. Il fait partie des chroniqueurs du hors série des Cahiers de la BD et a même son émission radio consacrée à Tintin que vous pouvez découvrir ici. C’est aussi une personne d’une infinie gentillesse et qui aide les autres en apportant des conseils concrets.

Olivier Roche travaille aussi sur plusieurs revues tintinesques . Il a publié un livre co-écrit avec Dominique Cerbelaud, sobrement intitulée « Tintin, bibliographie d’un mythe ». Il est également administrateur des Amis de Hergé. C’est une association qui publie une revue tous les ans, et qui rassemblent pléthores de tintinophiles, le jour anniversaire de la mort de Hergé, en Belgique autour d’un buffet. Un chouette tintinos, un véritable moule à gauffres, ce grand escogriffe ne manque pas d’humour ni de tendresse.

Benoît Grimonpont a créé une association, le Cercle Archibald, qui regroupe une bonne centaine de tintinos et publie également une revue par an. Dans cette revue, des entretiens avec des gens ayant connu Hergé de près ou de loin, une étude poussée sur les aventures de Tintin et, une rubrique que j’aime particulièrement qui consacre une biographie imaginaire d’un des personnages de l’univers Tintin. Un tintinophile érudit et amoureux des mots.

Je ne vous ai cité que quelques tintinophiles mais ils sont nombreux à se réunir et s’unir autour de cet amour commun de Tintin et de Hergé. Il y a aussi Renaud Nattiez qui a surgit il y a à peine quelques années dans l’univers des tintinophiles et qui propose quelques études sur Tintin notamment en ayant fait ce livre, « Les femmes dans le monde de Tintin ».
Mais il y a également Jacques Langlois, ancien ami de Hergé qui proposera le 10 novembre prochain un ouvrage du nom de « Petit éloge de Tintin ». D’autres tintinophiles ne font pas d’articles ni d’ouvrages mais n’en sont pas moins passionnés.
Patrice m’a permis de rencontrer un des amis proches de Hergé, un galeriste et collectionneur d’art passionné du nom de Stéphane Janssen qui nous a récemment quitté. Une rencontre formidable comme celles que j’ai faites lors de la réunion des Amis de Hergé.

« Se sentir avec des personnes que l’on connait peu comme en famille est assez rare et fort. »

Leur trait commun à tous en plus d’aimer Hergé et son oeuvre ? La philanthropie. Cet amour des autres, et cette authenticité qui fait que lorsque j’ai assisté à ma première assemblée générale des amis de Hergé, je me suis sentie comme chez moi, en famille, à ma place. Pas de doute permis, se sentir avec des personnes que l’on connait peu comme en famille est assez rare et fort. Je crois que je ne pourrai jamais avoir ça avec d’autres passionnés de BD. Le reporter à la houppe a marqué notre enfance, nos parcours de vie et en nous rencontrant, même sans nous connaître, nous savons ce qui nous relie, et quelles sont nos valeurs communes. Les tintinophiles sont des hommes qui ont gardé en eux le petit garçon qui a rêvé en lisant Tintin. Ce goût de l’aventure, du voyage, mais surtout la loyauté dans l’amitié. Cette gentillesse et cette sincérité qui font, définitivement, qu’être tintinophile c’est faire partie d’une belle famille.

Sarah Belmas, tintinophile et illustratrice bordelaise

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